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Association SAALEM

Projets > > L'École de l'Espoir

L’École de l’Espoir est une école primaire entièrement gérée par l'Association SAALEM, qui suit le programme officiel du Ministère de l'Éduction Nationale de Madagascar. Ainsi, comme celui-ci l'impose, l’enseignement sera dispensé en français et malgache pendant les 2 premières années du cycle de primaire, puis entièrement en français à partir de la 3ème année.

Une classe de préscolaire est aussi mise en place afin de préparer l'entrée des jeunes enfants au CP.

Ici, les élèves trouvent le calme et la sérénité, dans des classes dont l'effectif est volontairement limité à 30 enfants. À titre de comparaison, la plupart des classes de primaire dans les écoles publiques accueillent entre 70 et 100 élèves...

 
   

Les enfants y seront admis selon des critères socio-économiques, qui incluent l'âge, la situation familiale (présence uniquement d'un des deux parents, parents séparés, parents décédés ou disparus...), les revenus, la situation en termes de santé et de malnutrition, le niveau d'alphabétisation, l'accès à l'eau potable, etc. Cette grille d'analyse est utilisée sur place par des assistantes sociales qui enquêtent sur le terrain pour identifier les enfants les plus vulnérables.

 

  

Au quotidien, les chiffres montrent que les petites filles sont celles qui ont le moins facilement accès à l'éducation, aussi SAALEM a-t-elle décidé de les privilégier, en leur réservant 65% des places. Des ateliers citoyens sur l'égalité des sexes sont intégrés au programme, afin de sensibiliser les élèves à ces notions et leur apprendre à se respecter.

Les élèves de l'École de l'Espoir n'ont aucun frais de scolarité à payer, les fournitures scolaires leur sont distribuées, et ils se voient offrir une collation le matin en arrivant, et un déjeuner équilibré le midi. Pour beaucoup d'entre eux, ce seront leurs seules prises de nourriture pour toute la journée...

Mais la gratuité ne signifie pas l'absence de contreparties : en échange, la ponctualité et l'assiduité des élèves est exigée et les familles s'engagent à y veiller. Par ailleurs, les parents acceptent de donner plusieurs heures de leur temps chaque semaine pour assurer la préparation des repas à partir des denrées achetées par SAALEM, puis à les distribuer aux élèves avant de s'occuper du nettoyage de la cantine. Ils assureront par ailleurs la propreté des locaux, et s'investiront dans l'entretien et le développement du potager de l'École. Cela représente 2 à 3 heures par semaine et par famille.

 

La Popote des Enfants est le nom de la cantine de l'École. C'est un des atouts essentiels pour lutter contre la malnutrition sur Madagascar, en effet les dernières données du système de surveillance nutritionnelle malgache et du Cadre Intégré de Classification de la sécurité alimentaire, plus connu sous l'acronyme anglais IPC, montrent une situation nutritionnelle catastrophique dans certaines régions de Madagascar.

Près de 74000 enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont 12000 de malnutrition aiguë sévère. Le nombre d'enfants souffrant de malnutrition aiguë a augmenté de 80% au cours du premier trimestre 2021. Les structures de prise en charge nutritionnelle voient le nombre d'enfants admis monter en flèche.

Plus d'un million de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire, dont près de 14000 sont classées en phase 5, la dernière phase de l'echelle IPC qui s'apparente à une situation de famine.

  

 

Les objectifs de l'École de l'Espoir s'inscrivent dans les Objectifs du Développement Durable de l’ONU, et notamment : « Éducation de qualité » , « Égalité des sexes » , « Zéro faim » .

Ses actions participent aussi concrètement au développement des quartiers de Tamatave.

Ainsi, en temps extra-scolaire, de nombreuses activités ouvertes aux habitants du quartier sont proposées : cours d'alphabétisation pour adulte, ateliers hygiène-santé et nutrition, sensibilisation à l'égalité des sexes et aux droits des femmes...